L'INSÉMINATION ANIMALE EN FRANCE /  Pourquoi choisir l'IA ?

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  Les intérêts de l'insémination animale

 

Produire régulièrement 

 

 

 

 

Le principal objectif de l'éleveur est de faire naître régulièrement des jeunes animaux, qui seront destinés soit à la production de viande, soit à la production de lait. La qualité et la quantité de lait et de viande produites sont en partie déterminées par le patrimoine génétique des animaux, hérité pour moitié de chacun de leurs parents.

 

Toute production de lait ou de viande, quelle que soit l'espèce, implique une phase incontournable de reproduction aboutissant à une mise bas.

 

La façon dont chaque espèce se reproduit détermine le nombre et la fréquence des mises bas. Pour organiser la reproduction des femelles de son troupeau, l'éleveur doit tenir compte de plusieurs paramètres  :

 

- la prolificité des femelles. Elle varie selon les espèces : généralement un veau par mise bas dans l'espèce bovine, un à deux agneaux dans l'espèce ovine, deux chevreaux dans l'espèce caprine, et jusqu'à 15 porcelets par mise bas dans l'espèce porcine.

- le rythme de reproduction : une mise bas par an pour la vache, la chèvre et la brebis, contre 2 mises bas par an pour la truie, et ce pendant un nombre d'années donné.

- l'âge à la première mise bas : entre deux et trois ans pour une vache, six mois pour la truie, et vers un an pour la chèvre et la brebis.

 

Pour féconder ces animaux, l'éleveur a le choix entre la monte naturelle ou l'Insémination animale. S'il choisit l'insémination, l'éleveur prendra les dispositions nécessaires pour faire réaliser cette insémination au meilleur moment et dans les conditions optimales.

 

 

 

Améliorer génétiquement son cheptel

 

 

 

 

L'influence des gènes sur la production des animaux est complexe car les caractéristiques de la production sont le plus souvent contrôlées par grand nombre de gènes. Un même gène peut avoir une action sur plusieurs caractéristiques, et par ailleurs tout n'est pas héréditaire. Selon les caractéristiques, la part de la variabilité due à la génétique peut varier de 1% (fertilité) à 60% (conformation musculaire, taille) !

 

C'est en s'appuyant sur ces bases biologiques et génétiques qu'est née l'idée de l'amélioration génétique pratiquée actuellement : faire reproduire les femelles d'un troupeau avec des mâles dont on sait que les gènes qu'ils transmettent influencent favorablement la production.

 

L'amélioration génétique est la première étape de la chaîne alimentaire allant de l'animal jusqu'à l'assiette du consommateur. En adaptant l'animal à son environnement, la sélection permet à l'éleveur de mieux vivre de son activité et de satisfaire aux besoins du consommateur en terme de qualité, de sécurité et de prix.

 

Pour l'éleveur, la sélection consiste à remplacer chaque année une partie des femelles de son troupeau (pour cause de vieillesse, maladie, mortalité accidentelle) par de meilleures reproductrices. Dans un troupeau laitier par exemple, 25 à 30% des femelles sont remplacées chaque année.

 

Autrefois empirique, le processus d'amélioration génétique s'appuie aujourd'hui sur une démarche scientifique, qui définit des objectifs et des critères d'amélioration permettant de répondre aux besoins du consommateur et de l'éleveur. En théorie, l'éleveur devrait choisir, en fonction de ces critères, ses meilleures femelles et les accoupler avec les meilleurs mâles disponibles (insémination ou monte naturelle). En pratique, toutes les femelles d'un troupeau participent à la production et donc à la reproduction. Le travail de l'éleveur, avec l'appui des entreprises de mise en place, consiste donc à choisir les meilleurs mâles pour féconder ses femelles, en fonction de leurs caractéristiques respectives pour avoir des jeunes animaux supérieurs à leurs parents.

 

Pour être efficace, le même processus d'amélioration génétique doit être pratiqué par tous les troupeaux d'une même race. De cette façon, toute la race bénéficiera du progrès génétique, cumulé de génération en génération.

 

Chez les bovins et les caprins, la semence se congèle, ce qui permet de s'affranchir des contraintes de temps et d'espace entre sa production et son utilisation. La congélation a rendu plus aisée l'organisation du contrôle des performances sur la descendance (testage) et les exportations de semence.

 

Dans l'espèce porcine, la technique de l'insémination a été mise au point au cours des années 1970-1980, avec des résultats de fertilité supérieurs à ceux de la monte naturelle. Elle n'a pourtant pris son véritable essor que lorsqu'elle a été reconnue par la filière comme vecteur privilégié de l'amélioration génétique.

 

 

Pour en savoir plus sur .... 

 

L'organisation des schémas de sélection

Les programmes d'amélioration génétique 

Le génome et l'expression des gènes

La sélection assistée par marqueurs (SAM)

 

 

Utiliser du matériel de reproduction de qualité sanitaire irréprochable

 

 

 

L'évaluation et la diffusion des meilleurs mâles par insémination garantit aussi une qualité sanitaire irréprochable et permet de limiter la propagation des maladies.

 

L'insémination animale tire parti du potentiel fantastique de production de spermatozoïdes par les mâles (plusieurs milliards par éjaculat). Dès le 18ème siècle, mais surtout à partir du début du 20ème siècle, des tentatives de mise au point de la technique ont été réalisées dans plusieurs espèces, pour diminuer le nombre de mâles à utiliser afin de privilégier les meilleurs d'entre eux, pour éviter le rapprochement physique des animaux lors de la fécondation et limiter ainsi la propagation des maladies.

 

En France, par exemple, l'insémination bovine s'est développée après la seconde guerre mondiale, essentiellement pour des raisons sanitaires. A l'époque, la structure des exploitations obligeait les éleveurs, le plus souvent propriétaires d'un petit nombre de vaches, à recourir aux services de taureaux utilisés en commun. Cette pratique augmentait le risque de dissémination de maladies graves. L'utilisation de l'insémination a considérablement amélioré la facilité de mise à la reproduction (plus besoin "d'amener la vache au taureau du village") et la qualité sanitaire du troupeau.

 

A lire : Sanitaire et traçabilité en Insémination animale - 60 ans d'effort

 

 

 

Préserver le patrimoine génétique des espèces domestiques

 

 

 

Les conditions de production et les besoins des éleveurs évoluant, beaucoup de races ne sont plus adaptées à la majorité des élevages. L'insémination, utilisée comme moyen privilégié de reproduction, permet de continuer d'exploiter ces races in situ.

 

Dans le but de préserver le patrimoine génétique de toutes les races, la constitution systématique de stocks de semence ou d'embryons est organisée. Cette démarche est aujourd'hui coordonnée, dans le cadre de la Cryobanque Nationale.

 

 Pour en savoir plus sur la conservation des ruminants

 

 

 

 
   
Les schémas de sélection en France  (16/11/2007)
Les programmes d'amélioration génétique .....  (19/11/2007)
Le génome et l'expression des gènes  (19/11/2007)
La SAM  -  Sélection Assistée par Marqueurs  (30/11/2007)
Pour en savoir plus sur les différents types de SAM  -  SAM 1 et SAM 2 en détail  (07/12/2007)