L'insémination, c'est pas naturel ! S'il est vrai que la femelle n'est plus saillie par le mâle de manière naturelle, l'insémination reste fidèle au processus naturel de la fécondation : elle a lieu lorsque les femelles sont en chaleur, c'est-à-dire prêtes à être fécondées, et la semence déposée dans leurs voies génitales n'a subi aucune modification. De plus, l'insémination présente des garanties sanitaires que n'offre pas un mâle de monte naturelle. En évitant à la femelle des maladies sexuellement transmissibles et en améliorant la fécondité, l'insémination préserve le bien-être des animaux. | Sélectionner des animaux, c'est manipuler des gènes ! L'amélioration génétique ne manipule pas les gènes. Elle utilise les différences d'origine génétiques observées entre les animaux pour ne mettre à la reproduction que les plus intéressants d'entre-eux. Les différences se déduisent de l'observation des performances des animaux. Celles-ci dépendent du potentiel génétique des animaux et des conditions d'élevage (alimentation, santé). Le potentiel sera transmis aux descendants en suivant les règles de transmission des caractères héréditaires. | L'amélioration génétique tue la biodiversité ! L'amélioration génétique suit des règles très précises qui empêchent l'augmentation de la consanguinité à l'intérieur des races. De plus, grâce au nombre important de mâles testés chaque année, l'éleveur a accès à un large choix de reproducteurs, non apparentés avec les femelles de son troupeau. Enfin, le développement de l'insémination et de la congélation, aussi bien de la semence que des embryons, a permis de mettre sur pied un programme de conservation génétique. La France est le pays qui compte le plus grand nombre de races différentes. |